Montserrat

« Je sais que vous n’avez rien fait. C’est pour cela que vous êtes ici. Vous êtes innocents ! Vous êtes coupables… d’innocence. »

montserrat-36759.jpgAuteur.e : Emmanuel Roblès

Nombres de pages : 142

Année de publication : 1954

Maison d’édition: Editions du Seuil

Genre : Théâtre, historique

Langue d’origine : Français


Résumé

Juillet 1812. Le chef vénézuélien Francisco Miranda a été battu et capturé dans une suprême bataille, le 11 juillet, par le capitaine général espagnol Monteverde. Simon Bolivar, lieutenant de Miranda, est en fuite. Caché par des patriotes, il a pu, jusqu’ici, échapper aux recherches. Les Espagnols occupent les trois quarts du pays. La répression est terrible. Massacres et pillages se succèdent.

(Résumé tiré du site Babelio.)

Mon avis

Tout d’abord, il faut savoir que j’ai une sainte horreur des pièces de théâtre en temps normal, je redoutais toujours le jour où, en cours de français, on en venait à en étudier une. Mais là, j’ai été vraiment surprisæ. Montserrat est une pièce stressante, psychologique et vraiment profonde, qui pousse à se questionner sur la nature humaine.

J’ai encore mon exemplaire annoté un peu partout, vu que je l’avais étudié pour le bac de français. Je vous passerai tout ça, mais j’ai franchement trouvé toute l’analyse qu’on a faite très intéressante.

Je ne vais presque rien dire de plus que le résumé, même si ce dernier n’est vraiment que le contexte général de l’histoire, car, personnellement, je pense qu’il vaut mieux se jeter dedans sans en savoir plus que ça.

L’histoire est extrêmement bien ficelée, les secrets se dévoilent au fur et à mesure, renforcés par la tension perpétuellement présente, celle-ci accentuée par le huis-clos dont sont victimes les personnages. Toutes leurs répliques servent au texte, aucune n’est superflue et elles apportent toujours leur pierre à l’édifice de l’intrigue. Le langage utilisé par les personnages est compréhensible, il est bien sûr dans le contexte de la pièce, mais on comprend ce que les personnages disent.

Les personnages représentent chacun.e un peu un vice humain, tout en ayant également des personnalités complexes et pas du tout clichées. Les méchant.e.s ne sont peut-être pas celleux que l’ont croit, ce que j’ai adoré. Tout n’est pas blanc ou tout noir, tout est ambigu, nuancé et pas du tout manichéen, et c’est ce que j’ai préféré dans cette pièce.


En conclusion, Montserrat est une pièce de théâtre vraiment accessible, même si pleine de subtilités et de questions universelles à propos de ce qui fait de nous des humain.e.s. Je la conseille vraiment, surtout à celleux qui n’aiment pas le théâtre, elle pourrait vraiment vous plaire (d’ailleurs, je pense la relire, car elle est très rapide à lire et que j’ai oublié pas mal de choses).

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